Etat des lieux en quelques chiffres : l'eau potable est denrée qui se raréfie 1
- L'eau recouvre 75% de la surface de la planète. 97.5% contient une telle concentration de sel qu'elle est impropre à l'utilisation humaine, industrielle ou agricole. L'eau douce ne représente que 2.5% du volume d'eau disponible, constituée pour les deux tiers de glaces polaire (Arctique et Antarctique) et pour le tiers restant –soit 40.000 milliards de m3 - d'eau de pluie qui s'évaporent ou retournent à l’océan via les rivières et les eaux souterraines,
- 1,4 milliards d’êtres humains n'ont pas accès à de l'eau potable,
- 2,6 milliards d’êtres humains vivent sans services d'assainissement convenables, soit 42% de la population mondiale (et la moitié de la population des pays en développement),
- Chaque jour, 25.000 personnes décèdent de maladies liées à l’eau (choléra, diarrhée, typhoïde…), dont la moitié d’enfants, soit 8 millions de personnes par an,
- La distance moyenne parcourue par les femmes en Afrique et en Asie pour s'approvisionner en eau est de 6 km,
- Selon l’OMS, 25 litres par jour et par personne représentent le minimum pour assurer la survie et 50 litres le minimum pour maintenir une hygiène corporelle minimale,
- Quantité d'eau utilisée par personne et par jour dans les zones résidentielles :
- 350 litres en Amérique du Nord et au Japon
- 200 litres en Europe
- 10-20 litres en Afrique sub-Saharienne
- La consommation de l'eau par secteur se répartit comme suit :
- Agriculture: 75% (alors que la faim continue de toucher 800 millions de personnes)
- Industrie: 12%
- Besoins domestiques: 13%
- Quantité d'eau nécessaire à la production d'1kg de :
- blé: 1 000 litres ,
- riz: 1 400 litres ,
- bœuf: 13 000 litres .
- Depuis 1900, 50% des zones humides du monde ont disparu,
- Plus de 260 bassins versants sont partagés par deux pays ou plus, la plupart sans arrangements légaux ou institutionnels corrects. De nombreuses tensions territoriales explicites ou latentes trouvent leur cause dans la concurrence pour l'accès à l'eau,
- La forte croissance démographique de la planète va accroître encore considérablement les besoins en eau.
Enfin et pour donner la mesure des difficultés de gouvernance mondiale de l'eau, il convient de préciser que la commission du développement durable de l’ONU n’a toujours pas validé le principe selon lequel « l’eau est un droit ».
Des pistes pour agir
Préserver les écosystèmes des milieux aquatiques d’eau douce, des zones humides, des fleuves et des rivières
- En encourageant une gestion appropriée des activités humaines et de leur impact sur les écosystèmes :
- Agriculture, drainage, conversion des terres à des usages agricole,
- Surexploitation des espèces animales ou végétales,
- Pollution des cours d'eau et des nappes.
- En agissant sur les interactions entre eau et biodiversité avec, par exemple avec un usage approprié des pesticides.
Encourager l'éducation et l’implication des populations dans la gestion de l’eau
- Pour la gestion des écosystèmes aquatiques et des ressources de biodiversité inhérente (pêches par exemple),
- Pour réduire les sources de pollution de l'eau, notamment d'origines agricoles,
- Pour le partage de l'eau et le développement d'usages de l'eau respectueux de l'environnement,
- Pour l'évaluation de la valeur de l'eau et de son stockage (en intégrant la forte dimension culturelle de ces questions),
- Pour la valorisation des techniques d'exhaure locales à énergie propre.
Développer des systèmes et des techniques agraires économes en eau, en particulier sous les climats arides.
Encourager l'innovation technologique et le développement d'activités dans le domaine des technologies liées à l'eau dans les pays en développement (captage, exhaure, assainissement, épuration, désalinisation…
1Sources : 2ème rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, 2006. Et WWC (World Water Council).